WORKAHOLICS – Season 1&2 Combo Doggy (BLU-RAY)

Workaholics peut faire penser à Always Sunny in Philadelphia ou encore à The League. L’histoire est bien loin de briller par son originalité! Trois meilleurs amis, Anders, Blake et Adam fraichement diplômés habitent toujours ensemble. Ils travaillent également ensemble pour une compagnie de télémarketing où ils ne font clairement pas grand-chose!

 

 

Dès le début, l’ironie du titre est flagrante.  Un nombre important de scènes se déroule sur le lieu du travail, mais le travail lui-même demeure la dernière des priorités. Seul l’acte de présence semble suffire. Le premier épisode nous présente le trio en tant que véritables stoners. Au 3e épisode seulement, ils passent déjà de la marijuana aux champignons hallucinogènes.

Pour vous donner une meilleure idée, c’est un peu le lieu où les trois amis se remettent de la veille et planifient déjà la prochaine fête. Que font-ils de leurs journées? Ils jouent des tours, consomment de l’alcool, des drogues, parlent de filles, de sexe. En gros, du pur délire ! Ces réflexions sont omniprésentes dans la bouche des personnages.

  • Studio: Paramount
  • Comedy Central, Comedy Partners / Scott Sites
  • Sortie: 5 juin 2012
  • Durée: 440 minutes (21 mins par épisode)
  • Nombre d’épisodes: 10 par saison
  • Nombre de diques: 2
  • Genre: Série télévisée, comédie de situation, comédie de mœurs.
  • Langue: Anglais
  • Classification: 14 A au Canada pour langage vulgaire, contenu explicite, utilisation de substances illicites.
  • Format: 1080p Haute Définition, AC-3, Dolby, Sous-titré, Widescreen, NTSC.
  • Ratio: 1.85:1
  • Dolby True HD: Anglais 5.1
  • Dolby digital: Anglais Stereo
  • Producteurs: Anders Holm, Blake Anderson
  • Réalisation: Chris Kochm, Kyle Newacheck
  • Scénario: Anders Holm, Blake Anderson, Adam DeVine, Kyle Newacheck, Connor Pritchard
  • Acteurs:
  • Anders Holm
  • Blake Anderson
  • Adam DeVine
  • Maribeth Monroe
  • Jillian Bell
  • Suppléments:
  • Behind the scenes Season 1
  • Countdown to V-Town: Lead-Up to the Series Premiere
  • Inside the Writer’s Room for Season 2
  • Cast Interviews
  • Bloopers
  • Deleted scenes & Alternate takes
  • Live at Bonnaroo
  • Drunkmentary on All Episodes

 

Le ton de Workaholics est cru, très vulgaire. La série rappelle à cet égard le côté, calomnieux et satirique de South Park où l’on peut tout aborder sans la moindre gêne, à l’exception bien sûr que Workaholics n’est pas un dessin animé ! Pourtant, malgré son apparence a priori puérile, malgré toutes ces blagues à profusion sur les filles, le sexe et une forte fixation sure, disons les matières fécales humaines et le stade anal, Workaholics possède néanmoins le mérite d’être intelligemment scénarisé.

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Nous ne pouvons ignorer le nombre important de références aux années ’90 d’ailleurs très habillement placées, et à l’imaginaire culturel qui a marqué ces années (phrases cultes, répliques de films, vers de raps, références aux jeux vidéo et bien d’autres). Et c’est ce pour quoi la série ne s’adresse pas à un public de tous âges, mais vise justement ces jeunes dans la vingtaine apte à saisir ces allusions croustillantes. Stéréotypes? Portrait représentatif de cette jeunesse d’aujourd’hui me demanderez-vous ?

 

Ne mettons pas tout le monde dans le même sac, mais le portrait que l’on y dresse n’est pas totalement faux. C’est cette image de la société ou tout ce qui importe c’est de s’amuser… et s’amuser encore plus qui transparaît. Oui c’est vrai, Blake, Adam et Anders sont irresponsables, immatures, excentriques et impulsifs, mais ce sont aussi des garçons sensibles et attachants avec les mêmes rêves, désirs et angoisses que tout individu. On y aborde des thèmes sérieux et universels: l’amour, le sexe, les drogues, l’obésité, etc. Le tout sur fond de cette fameuse romance, cette complicité masculine tant explorée dans Entourage par exemple.

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La série est certes très irrévérencieuse à tout, mais surtout à elle-même. Ce pour quoi ça ne casse pas. Elle ne se prend pas au sérieux. De plus, l’originalité réside sans doute dans le fait que la série est écrite par ses propres acteurs (avec des blagues sur mesure qui semblent plus naturelles et adaptées au style différent de chacun des 3 protagonistes). Malgré les conneries similaires d’un épisode à l’autre, Workaholics ne se fait pas redondant. Chaque épisode de 21 minutes est aussi rafraîchissant que le précédent.

 

Oui, Workaholics remplit son contrat. La série est drôle (parce que oui je fais partie de ces ados ayant grandi dans les années 90).  Je ne la porte pas dans mon cœur, mais je suis très loin de considérer qu’elle ne présente aucun intérêt. J’en retiens : sa réalisation très bien exécutée, ses personnages étrangement attachants et son esprit juvénile en font somme toute, un bon divertissement.

 

En terminant, soulignons également quelques caméos-surprises d’horizons variés qui défilent à travers la série. Nous retrouvons entre autres Chris Parnell, Marc Summers, Mitchell Hurwitz (créateur de la populaire série (Arrested Development) et même Rumer Willis (la fille de Bruce et Demi)

Et pour ceux qui se poseraient la question, la série a amorcé sa 3e saison… et on constate une réelle évolution…

 

Micha Cieniuch

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